Ferrari FF : tout savoir sur cette icône automobile
La Ferrari FF (pour Ferrari Four : quatre places et quatre roues motrices) a marqué une rupture sismique lors de sa présentation au Salon de Genève en 2011. En remplaçant la 612 Scaglietti, Ferrari n'a pas seulement dessiné un nouveau modèle ; la firme a inventé un nouveau concept. Pour la première fois de son histoire, Maranello proposait un "Shooting Brake" (break de chasse) capable d'emmener quatre adultes et leurs bagages à plus de 335 km/h, le tout sur la neige ou sous la pluie grâce à un système de transmission intégrale révolutionnaire.
La FF est l'expression ultime de la polyvalence selon Ferrari. Elle s'adresse à ceux pour qui une 458 est trop exclusive et un SUV trop commun. Sous sa ligne de break de chasse sculptée par Pininfarina, elle cache le joyau de la couronne : un V12 atmosphérique de 6,3 litres qui chante la gloire du Grand Tourisme italien. Chez Mecanicus, nous voyons en la FF l'une des Ferrari les plus intelligentes et les plus sous-cotées du marché actuel. C'est une voiture de connaisseur, capable de traverser les Alpes en plein hiver avec la même aisance qu'elle dévore le bitume d'un circuit. Ce guide vous invite à découvrir pourquoi la FF est devenue, avec le temps, l'une des pièces les plus fascinantes de la collection moderne de Ferrari.
Sous le capot : fiche d’identité de la Ferrari FF
Le nom "FF" n'est pas qu'un simple badge marketing, c'est un manifeste technique. Derrière son long capot se cache une architecture moteur qui rappelle les plus grandes heures de la course automobile, couplée à une innovation mondiale en matière de transmission. La FF est une cathédrale mécanique conçue pour la performance brute, quelles que soient les conditions météorologiques.
Voici les caractéristiques qui font de la FF un monstre de polyvalence :
- Le moteur (F140 EB) : Un somptueux V12 à 65° atmosphérique de 6 262 cm³. Directement dérivé du bloc de la Ferrari Enzo, il développe la bagatelle de 660 ch à 8 000 tr/min.
- Le couple : 683 Nm à 6 000 tr/min, dont 500 Nm sont disponibles dès 1 000 tr/min. Cette souplesse permet des relances foudroyantes, même chargé de quatre passagers et de leurs bagages.
- La transmission 4RM (4RM System) : C'est le coup de génie breveté par Ferrari. Contrairement aux systèmes classiques lourds et encombrants, Ferrari a ajouté une petite boîte de vitesses secondaire (PTU - Power Transfer Unit) à l'avant du moteur. Elle ne pèse que 45 kg et ne s'active que lorsque le train arrière perd de l'adhérence (sur les 4 premiers rapports).
- Performances : Le 0 à 100 km/h est foudroyé en 3,7 secondes, pour une vitesse de pointe de 335 km/h.
- Capacité de chargement : Le coffre propose 450 litres, extensibles à 800 litres une fois les sièges arrière rabattus. C'est plus qu'une Volkswagen Golf, une prouesse pour une Ferrari V12.
La FF utilise également la troisième génération de la suspension magnétorhéologique (SCM3) et le système de freinage carbone-céramique de série, garantissant un confort de limousine sur autoroute et une endurance de pistarde en montagne. C'est cette dualité, entre le cri strident du V12 à haut régime et la sérénité d'une transmission intégrale intelligente, qui définit l'ADN unique de la Ferrari FF.
L’histoire et la genèse du modèle
L'histoire de la Ferrari FF commence par un pari audacieux, presque transgressif pour les puristes de la marque. En 2011, lorsque Ferrari dévoile les premières images de ce "break de chasse" (Shooting Brake), le choc est mondial. Comment la firme qui a érigé le coupé biplace en dogme pouvait-elle proposer une voiture avec un hayon, quatre vraies places et, plus incroyable encore, quatre roues motrices ?
La genèse de la FF répond à une mutation de la clientèle Ferrari : l'envie de rouler en V12 toute l'année, peu importe la météo ou la destination.
- L'héritage de la 612 Scaglietti : La FF succède à la 612, une GT majestueuse mais au design parfois jugé trop conservateur. Luca di Montezemolo, alors président de Ferrari, voulait un bond en avant radical. Il ne s'agissait plus de faire une "grande voiture de sport", mais de créer la Ferrari la plus polyvalente de l'histoire.
- Le coup de crayon de Pininfarina : Sous la direction de Flavio Manzoni, Pininfarina a relevé le défi d'intégrer un volume de coffre inédit sans sacrifier l'agressivité. Le résultat est une silhouette unique, avec ce long capot interminable abritant le V12 et une poupe tronquée qui évoque les breaks de chasse aristocratiques des années 60.
- La révolution 4RM : Le système de transmission intégrale de la FF est le fruit de plusieurs années de recherche secrète. Plutôt que d'adopter un système lourd et complexe (type Audi Quattro), Ferrari a inventé le 4RM (Quattro Ruote Motrici). Ce système, deux fois plus léger qu'une transmission intégrale classique, permet de conserver une répartition des masses idéale (47 % à l'avant, 53 % à l'arrière) tout en offrant une motricité impériale sur neige ou sur glace.
Présentée comme "la Ferrari la plus rapide du monde avec quatre personnes à bord", la FF a immédiatement séduit une nouvelle catégorie d'acheteurs : des pères de famille passionnés, des skieurs fortunés et des voyageurs au long cours. Elle a prouvé que le blason au cheval cabré pouvait rimer avec utilité, sans jamais renier son âme de supercar. C'est elle qui a pavé la voie, quelques années plus tard, à la GTC4Lusso et, plus récemment, au Purosangue.
Versions, évolutions et spécificités à connaître
La Ferrari FF a connu une carrière rectiligne de 2011 à 2016, sans restylage majeur, ce qui simplifie grandement la lecture du marché. Cependant, sa valeur et son agrément d'utilisation dépendent énormément des options cochées lors de la commande et des mises à jour technologiques discrètes apportées par l'usine au fil des millésimes.
Contrairement à d'autres modèles, il n'existe pas de version "Scuderia" ou "Pista" de la FF, car sa vocation reste le Grand Tourisme pur. Voici les points de différenciation à connaître :
- Le système Apple CarPlay (2015-2016) : C'est l'une des options les plus recherchées sur les derniers exemplaires produits. La FF a été l'une des premières voitures au monde à proposer CarPlay. Les modèles équipés de cette option voient leur cote grimper, car elle rend l'interface multimédia (souvent critiquée pour son retard sur les premiers modèles) parfaitement actuelle.
- Le toit panoramique en verre : C’est l’option "Signature" de la FF. Elle transforme radicalement l’expérience à bord, surtout pour les passagers arrière, en apportant une luminosité exceptionnelle qui souligne le volume de l’habitacle. Un exemplaire sans toit panoramique est souvent plus difficile à revendre.
- L'écran passager (Passenger Display) : Véritable gadget de luxe, ce petit écran intégré à la planche de bord côté passager affiche le régime moteur, la vitesse et le rapport engagé. C'est un "must-have" qui permet au passager de partager l'ivresse du V12.
- La grille de calandre et les jantes : Il existe plusieurs dessins de jantes (standard, forgées, diamantées) et des finitions de calandre (chromée ou sombre). Le Pack "Sport" inclut souvent des bas de caisse en carbone et des sorties d'échappement noires qui dynamisent la silhouette du break de chasse.
- La GTC4Lusso (La successeure) : En 2016, la FF tire sa révérence pour laisser place à la GTC4Lusso. Si cette dernière apporte les roues arrière directrices et un intérieur plus moderne, elle partage le même bloc V12 de base. La FF reste donc l'opportunité d'accéder à cette architecture noble pour un budget nettement plus contenu.
Une spécificité technique cruciale concerne le PTU (Power Transfer Unit), le cerveau de la transmission intégrale. Les modèles produits après 2013 ont bénéficié de petites optimisations de fiabilité sur ce composant complexe. Vérifier que les rappels constructeur et les mises à jour logicielles ont été effectués est la clé pour acheter une FF sereinement.
Pourquoi la Ferrari FF est devenue une voiture culte
La Ferrari FF n'est pas devenue culte par sa rareté extrême, mais par son audace. Dans un monde automobile qui tend vers la standardisation, la FF est une anomalie magnifique. Elle a brisé le plafond de verre de l'utilité chez Ferrari, prouvant qu'on pouvait allier le prestige d'un V12 de Maranello à la réalité d'une vie de famille ou d'un week-end aux sports d'hiver.
Son statut d'icône repose sur plusieurs piliers uniques :
- Le dernier Shooting Brake pur jus : Avant l'arrivée des SUV (comme le Purosangue), la FF représentait l'ultime élégance du "break de chasse". Sa ligne est singulière, reconnaissable entre mille, et dégage une classe aristocratique que les coupés classiques n'ont pas forcément. C’est la voiture de l'esthète qui n'a rien à prouver.
- Le chant du cygne du V12 atmosphérique "utilisable" : La FF embarque l'un des moteurs les plus nobles de l'histoire, le V12 F140. Contrairement à la 812 Superfast, plus radicale et intimidante, la FF délivre sa puissance avec une noblesse déconcertante. C’est une main de fer dans un gant de velours. Entendre ce moteur hurler à 8 000 tr/min alors que vous avez vos valises et vos enfants à bord est une expérience qu'aucune autre voiture au monde ne peut offrir.
- L'alchimie de la transmission 4RM : Le système de quatre roues motrices de la FF est une curiosité d'ingénierie. Léger, compact et intelligent, il permet d'utiliser une Ferrari là où personne ne l'attend : sur une route de col enneigée ou sous une pluie battante sur l'autoroute. Cette capacité "tout-temps" a transformé la perception de la marque.
- Un habitacle digne de la haute couture : La FF a inauguré une qualité de finition inédite. Cuirs Frau, surpiqûres à la main, inserts en carbone ou en aluminium brossé... L'intérieur est un cocon de luxe absolu. C’est l’une des rares Ferrari où les places arrière ne sont pas des strapontins de secours, mais de véritables fauteuils de cuir capables d'accueillir des adultes pour de longs trajets.
- Le précurseur d'une ère nouvelle : La FF a ouvert la voie. Sans elle, le succès de la GTC4Lusso et l'existence même du Purosangue n'auraient sans doute pas été possibles. Elle est la "mère" de toutes les Ferrari modernes à quatre places.
Aujourd'hui, la FF est devenue culte car elle représente un sommet de l'ingénierie mécanique pure avant l'électrification massive. C'est une voiture de "Grand Tourisme" au sens le plus noble du terme : une machine faite pour dévorer les continents avec style, vitesse et une pointe d'insolence.
La Ferrari FF aujourd’hui : rareté, cote et attractivité
Sur le marché de l'occasion, la Ferrari FF occupe une position stratégique et particulièrement attractive. Si elle a longtemps subi une décote plus marquée que les coupés biplaces (V8 ou V12), la tendance s'est inversée. Aujourd'hui, elle est perçue comme la porte d'entrée la plus "rationnelle" et la plus polyvalente vers l'univers du V12 atmosphérique de Maranello.
Le marché de la FF se stabilise autour de critères de sélection très précis :
- Le rapport prix/performance imbattable : Pour le prix d’un SUV de luxe allemand neuf ou d’une sportive moderne moins noble, la FF offre 660 ch et le blason Ferrari. Les exemplaires se négocient généralement entre 110 000 € et 150 000 € selon le kilométrage et les options. C’est, à ce jour, l’une des façons les plus "accessibles" de s'offrir le moteur F140, le même bloc qui anime la démoniaque F12berlinetta.
- L'importance des options "Lifestyle" : La cote d'une FF est extrêmement sensible à sa configuration. Un exemplaire doté du toit panoramique, de l'écran passager et du système Apple CarPlay (sur les derniers millésimes) peut se vendre 15 000 € à 20 000 € plus cher qu'une version "de base". Les teintes historiques comme le Grigio Silverstone ou le Blu Tour de France sont très recherchées pour leur élégance discrète.
- L'effet "Purosangue" : L'arrivée du nouveau SUV Ferrari à moteur V12, affiché à des tarifs stratosphériques et avec des listes d'attente interminables, a redonné un coup de projecteur sur la FF. De nombreux acheteurs se tournent vers le Shooting Brake original, y voyant une alternative plus authentique, plus basse et tout aussi capable de transporter une famille.
- Un investissement plaisir : Bien que produite à environ 2 300 exemplaires, la FF reste une voiture rare. Sa valeur ne devrait plus baisser de manière significative, car elle représente le dernier break de chasse pur (avec la GTC4Lusso) avant l'ère des SUV et de l'hybridation. C'est un actif qui permet de rouler "utile" tout en préservant son capital.
L'attractivité de la FF aujourd'hui réside dans son statut de "Daily Ferrari". C'est une voiture que l'on n'a pas peur de sortir du garage, que l'on emmène au ski ou en vacances, et dont la cote est soutenue par une demande constante de passionnés cherchant une voiture de sport capable de partager l'aventure à quatre.
À quoi faut-il faire attention avant d’acheter ce modèle ?
La Ferrari FF est une machine d'une complexité rare. Si son V12 est globalement très robuste, sa technologie de transmission intégrale unique et son électronique embarquée demandent une vigilance de tous les instants lors de l'achat. Un exemplaire mal entretenu peut rapidement engendrer des frais de remise en état se comptant en dizaines de milliers d'euros.
Voici les points névralgiques à inspecter avec la plus grande rigueur :
- Le PTU (Power Transfer Unit) : C’est le "cerveau" de la transmission intégrale situé à l'avant du moteur. Sur certains modèles (particulièrement avant 2014), des fuites d'huile internes ou des défaillances de capteurs ont été relevées. Un PTU défectueux ne se répare généralement pas chez Ferrari : on le remplace. La facture peut avoisiner les 20 000 € à 25 000 €. Vérifiez l'absence de messages d'erreur "Manettino failure" ou "4WD system failure" au tableau de bord.
- La boîte de vitesses à double embrayage (DCT) : Comme sur la F12 ou la California de la même époque, les capteurs de vitesse internes ou les faisceaux électriques de la boîte Getrag peuvent faillir. Si les rapports passent avec brutalité ou si la marche arrière peine à s'enclencher, soyez prudent. Une réfection de boîte par un spécialiste est possible, mais coûteuse.
- Les suspensions magnétorhéologiques : La FF est lourde (près de 1 900 kg). Les amortisseurs pilotés travaillent énormément pour maintenir l'assiette de la voiture. Vérifiez l'absence de traces de fuites de liquide gras sur les corps d'amortisseurs. Le remplacement d'une paire d'amortisseurs avant peut coûter environ 4 000 € à 5 000 €.
- L'état des freins Carbone-Céramique (CCM) : De série sur la FF, ils sont inépuisables sur route mais leur coût de remplacement est stratosphérique (environ 20 000 € pour les 4 disques et plaquettes). Un indicateur d'usure théorique est disponible via la valise de diagnostic Ferrari, mais une inspection visuelle de l'aspect "miroir" des disques est primordiale.
- La batterie et l'électronique : La FF est gourmande en énergie. Une batterie faible engendre une cascade de messages d'erreurs électroniques fantômes. Assurez-vous que la voiture a toujours été maintenue sous maintien de charge (le chargeur d'origine doit être présent dans le coffre).
- Les cuirs et les garnitures : L'habitacle est magnifique mais sensible. Vérifiez l'état des bourrelets de sièges (souvent marqués par les entrées/sorties) et l'ajustement du ciel de toit, particulièrement sur les modèles dotés du toit panoramique.
Enfin, fuyez les exemplaires sans historique de service annuel. Une FF qui n'a pas roulé pendant deux ans est souvent plus risquée qu'un modèle affichant 50 000 km avec un entretien suivi tous les 12 mois. Le programme de maintenance gratuite de 7 ans (Genuine Maintenance) proposé par Ferrari à l'époque doit avoir été scrupuleusement respecté.
Pourquoi l’acheter chez Mecanicus ?
L'achat d'une Ferrari FF est une démarche qui allie passion dévorante et pragmatisme familial. Cependant, la complexité de sa transmission intégrale 4RM et la noblesse de son V12 exigent une expertise qui va bien au-delà d'une simple inspection esthétique. Chez Mecanicus, nous traitons la FF pour ce qu'elle est : une prouesse d'ingénierie qui ne supporte aucune approximation.
Acheter votre Ferrari FF chez nous, c'est bénéficier d'un protocole de sélection rigoureux :
- Le diagnostic "PTU & Transmission" : Le système de transfert de puissance à l'avant (PTU) est la pièce maîtresse de la FF. Nos techniciens effectuent un contrôle électronique et thermique approfondi pour détecter tout signe de fatigue ou de fuite interne, vous épargnant les déconvenues financières majeures liées à ce composant.
- La certification du cycle d'entretien : Une Ferrari V12 doit respirer. Nous analysons l'historique complet du véhicule, en nous assurant que le plan de maintenance annuelle a été respecté, même si le kilométrage parcouru était faible. Nous vérifions l'état des fluides, des bougies et de la batterie, point névralgique de l'électronique embarquée.
- L'expertise des consommables "Haute Performance" : Avec près de 1 900 kg et 660 ch, les freins carbone-céramique et les suspensions magnétorhéologiques sont sollicités. Nous mesurons l'usure réelle de ces composants coûteux pour vous garantir un véhicule prêt à dévorer les rubans d'asphalte sans frais immédiats.
- La valorisation des configurations : Toit panoramique, écran passager, cuir Daytona ou système Apple CarPlay... Nous connaissons la valeur de chaque option. Nous vous aidons à choisir l'exemplaire dont la configuration maximisera votre plaisir d'utilisation et votre potentiel de revente.
Chez Mecanicus, nous ne vendons pas qu'une voiture ; nous sécurisons votre rêve de rouler en Ferrari 365 jours par an. Choisir Mecanicus pour votre FF, c'est l'assurance d'une transparence totale, d'une préparation mécanique millimétrée et d'un accompagnement sur mesure pour entrer dans le cercle très fermé des propriétaires de V12 Maranello.