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Focus Auto : Aston Martin Virage Volante

Aston Martin Virage Volante : tout savoir sur cette icône automobile

L’Aston Martin Virage Volante est l’une des propositions les plus singulières de l’ère Gaydon : un cabriolet V12 atmosphérique, produit brièvement entre 2011 et 2012, conçu pour occuper l’espace très étroit situé entre la DB9 Volante et la DBS Volante. Elle reprend le nom Virage, déjà utilisé par Aston Martin au tournant des années 1990, mais l’inscrit dans une génération technique radicalement différente, celle de la plateforme VH en aluminium collé, de l’architecture transaxle et des grandes GT modernes de la marque. Sous son capot, le V12 5,9 litres développe 490 bhp, soit 497 ch DIN, et 570 Nm de couple. La transmission automatique Touchtronic II à six rapports, les freins carbone-céramique et la suspension pilotée confirment une approche plus élaborée qu’une simple DB9 enrichie.

Son intérêt ne se résume pourtant pas à sa fiche technique. La Virage Volante est une Aston Martin de nuance : moins ostentatoire qu’une DBS, plus affirmée qu’une DB9, plus rare que les deux dans sa diffusion. Pour un acheteur d’aujourd’hui, elle soulève donc des questions précises : quelle est sa vraie place dans la gamme Aston Martin ? Pourquoi sa carrière a-t-elle été si courte ? Quels exemplaires méritent l’attention ? Quelle cote peut-on considérer comme cohérente ? Ce guide revient sur son histoire, ses spécificités, son comportement de marché et les points de vigilance avant achat, avec une lecture adaptée aux attentes d’un passionné qui ne se contente pas d’un badge ou d’une silhouette.

Sous le capot : fiche d’identité de l’Aston Martin Virage Volante

La Virage Volante repose sur les fondamentaux qui ont structuré l’Aston Martin moderne des années 2000 : moteur avant central, propulsion, boîte montée à l’arrière et carrosserie aluminium issue de la plateforme VH. Cette base n’a rien d’anodin. Elle donne à la voiture une répartition des masses favorable et un comportement plus équilibré que ne le suggère son gabarit de grand cabriolet 2+2.

Le V12 atmosphérique de 5 935 cm³ développe 490 bhp à 6 500 tr/min et 570 Nm à 5 750 tr/min. Ce moteur ne cherche pas l’explosivité d’un bloc suralimenté récent. Il séduit plutôt par son allonge, sa densité sonore et sa disponibilité. Aston Martin indiquait d’ailleurs qu’une grande partie du couple était accessible dès les bas régimes, ce qui correspond parfaitement à l’usage d’une GT découvrable : reprise ample, accélération continue, vitesse élevée tenue sans effort apparent.

La boîte Touchtronic II à six rapports impose une lecture honnête. Elle n’a ni la rapidité d’une double embrayage moderne, ni l’intelligence instantanée des meilleures boîtes automatiques actuelles. En revanche, elle convient au caractère de la voiture lorsqu’on l’aborde comme une grand tourisme rapide, faite pour enchaîner les kilomètres avec autorité plutôt que pour chercher le dixième sur une route très serrée.

Quelques repères permettent de situer le modèle :

  • V12 atmosphérique de 5,9 litres ;
  • puissance de 490 bhp, soit 497 ch DIN ;
  • couple de 570 Nm ;
  • boîte automatique Touchtronic II à six rapports ;
  • structure aluminium de la plateforme VH ;
  • freins carbone-céramique ;
  • configuration Volante 2+2 avec capote textile.

La Virage Volante assume ainsi une personnalité très britannique : forte, élégante, dense, mais jamais tapageuse. Elle demande moins d’être brutalement conduite que précisément comprise.

Sous le capot Aston Martin Virage Volante

L’histoire et la genèse du modèle

Pour comprendre la Virage Volante, il faut revenir au catalogue Aston Martin du début des années 2010. La DB9 incarne alors la GT V12 élégante et installée. La DBS occupe un registre plus sportif, plus visible, plus directement associé à la performance. Entre les deux, Aston Martin identifie un espace commercial délicat : celui d’une voiture plus affûtée que la DB9, mais moins démonstrative que la DBS.

La Virage est présentée en 2011, en coupé et en Volante. Le choix du nom n’est pas neutre. La première Virage, apparue à la fin des années 1980, appartenait à une tout autre époque de la marque, plus artisanale, plus confidentielle, marquée par les grands coupés V8. Réutiliser ce patronyme permettait d’éviter une simple appellation dérivée de DB9, tout en rappelant l’idée d’une Aston de grand tourisme puissante, statutaire et relativement rare.

La version Volante occupe une place importante dans cette logique. Chez Aston Martin, un cabriolet ne se juge pas seulement à sa vitesse maximale. Il doit conserver une ligne juste capote fermée, offrir une vraie qualité d’usage décapoté, maîtriser les turbulences et préserver assez de rigidité pour ne pas diluer la conduite. La Virage Volante répond à cette équation avec une certaine retenue. Elle n’est pas une DBS assagie, ni une DB9 maquillée. Elle cherche plutôt à donner plus de consistance au concept de cabriolet V12 Aston, sans en faire une voiture agressive.

Sa carrière très brève explique en partie son statut actuel. La Virage disparaît dès 2012, lorsque la DB9 restylée reprend une partie de son positionnement. Cette trajectoire courte a probablement limité sa visibilité commerciale, mais elle renforce aujourd’hui son intérêt auprès des connaisseurs.

Versions, évolutions et spécificités à connaître

La gamme Virage moderne est volontairement simple : un coupé et une Volante, tous deux équipés du même V12 et de la même transmission Touchtronic II. Il n’existe pas une multitude de déclinaisons à hiérarchiser, contrairement à certaines familles Aston plus complexes. L’analyse se déplace donc ailleurs : configuration, état, historique, provenance et cohérence de l’exemplaire.

La Volante se distingue par sa capote textile, son dessin arrière légèrement différent et son usage plus hédoniste. Elle conserve l’esprit 2+2, même si les places arrière relèvent davantage de l’appoint. Sur ce modèle, la configuration d’origine est essentielle. Une teinte extérieure discrète, un cuir bien choisi, des surpiqûres harmonieuses, des placages sobres et des jantes en bon état peuvent transformer la perception de la voiture. À l’inverse, une combinaison trop datée ou mal conservée réduit son pouvoir de séduction, même avec un faible kilométrage.

Les éléments spécifiques à surveiller ou à valoriser sont notamment :

  • la présence et l’état des freins carbone-céramique ;
  • la qualité de fonctionnement de la capote ;
  • les cuirs, sensibles aux marques d’usage ;
  • l’état des jantes de 20 pouces ;
  • la cohérence des options audio, sièges et finitions ;
  • la traçabilité de l’entretien Aston Martin ou spécialiste.

La production de la Virage Volante est généralement évaluée à 388 exemplaires. Ce chiffre doit être manipulé avec sérieux : il ne transforme pas automatiquement chaque voiture en pièce de collection majeure, mais il explique sa faible disponibilité. La rareté n’a de valeur que si l’exemplaire est bon. Sur une Aston Martin moderne, une configuration moyenne et un suivi incomplet effacent vite l’intérêt statistique.

Habitacle Aston Martin Virage Volante

Pourquoi l’Aston Martin Virage Volante est devenue une voiture culte

Le mot “culte” mérite d’être justifié. La Virage Volante ne l’est pas parce qu’elle aurait révolutionné Aston Martin, ni parce qu’elle aurait dominé sa catégorie par les chiffres. Elle l’est devenue plus discrètement, par son statut de voiture d’initiés. Elle demande de connaître la chronologie de la marque, de comprendre l’écart entre DB9 et DBS, puis d’accepter qu’une automobile puisse être désirable précisément parce qu’elle ne s’impose pas immédiatement.

Son attrait repose d’abord sur son moteur. Les grands cabriolets V12 atmosphériques deviennent rares dans le paysage contemporain, et la Virage Volante appartient à une génération encore analogique dans ses sensations principales. La direction hydraulique, le bruit du V12, la position basse, la longueur du capot et l’habitacle gainé de cuir composent une expérience que les GT plus récentes traduisent autrement, souvent avec plus d’efficacité, mais moins de grain.

Elle séduit aussi par sa position un peu asymétrique dans la gamme. Une DB9 est plus connue. Une DBS est plus spectaculaire. Une Vanquish de seconde génération est plus sculpturale. La Virage Volante, elle, reste une proposition presque latérale. C’est une voiture pour acheteur qui n’a pas besoin que le modèle soit immédiatement compris par tout le monde. Cet effacement relatif, longtemps perçu comme une faiblesse, devient progressivement un argument.

Son habitacle participe à cette lecture. Certaines commandes accusent leur âge, l’ergonomie n’a pas la rigueur allemande et l’interface multimédia n’est plus au niveau des standards actuels. Mais ces imperfections racontent aussi une Aston Martin encore attachée à la matière, au cuir, aux assemblages visibles et à une forme de noblesse artisanale. C’est une voiture de transition, et c’est précisément ce qui la rend intéressante.

L’Aston Martin Virage Volante aujourd’hui : rareté, cote et attractivité

Le marché actuel de la Virage Volante reste étroit. On en voit peu, et les comparaisons sont parfois brouillées par les Virage des années 1990, les DB9 Volante et les DBS Volante. En Europe, les annonces récentes pour la génération 2011-2012 se situent souvent dans une fourchette large, avec des exemplaires autour de 97 000 à 125 000 € selon pays, kilométrage, état et configuration. Cette dispersion est cohérente pour un modèle rare, mais encore imparfaitement identifié par le marché.

La cote doit donc être lue avec méthode. Le kilométrage compte, mais il ne suffit pas. Une voiture peu roulée, restée longtemps immobilisée, peut exiger une remise à niveau coûteuse. Une voiture plus kilométrée mais régulièrement entretenue, avec des factures complètes, peut se révéler plus saine. Sur ce type d’Aston, le dossier d’entretien pèse presque autant que la couleur ou le compteur.

La Virage Volante ne doit pas être achetée comme un pari spéculatif simpliste. Son attractivité repose plutôt sur un faisceau d’arguments : V12 atmosphérique, production limitée, ligne élégante, diffusion confidentielle, usage possible et positionnement singulier dans l’histoire récente d’Aston Martin. Elle intéresse l’amateur qui cherche une GT rare sans basculer dans les prix beaucoup plus élevés de certaines versions plus médiatisées.

À moyen terme, les meilleurs exemplaires devraient naturellement se distinguer. Ce ne seront pas forcément les moins chers, ni seulement les moins kilométrés, mais ceux dont la configuration, l’historique et l’état général permettent de défendre la voiture sans réserve.

Arrière Aston Martin Virage Volante

À quoi faut-il faire attention avant d’acheter ce modèle ?

Acheter une Virage Volante impose une inspection plus fine qu’une lecture d’annonce. Le V12 Aston de cette génération est généralement robuste lorsqu’il a été entretenu sérieusement, mais les coûts périphériques restent élevés. Une mauvaise surprise sur les freins, la capote, l’électronique ou les trains roulants peut rapidement annuler l’intérêt d’un prix attractif.

L’historique doit être la première pièce du dossier. Il faut rechercher des factures détaillées, des entretiens datés, des interventions cohérentes avec le kilométrage et, si possible, un suivi par réseau Aston Martin ou spécialiste reconnu. Un carnet seul ne suffit pas. Les factures doivent montrer ce qui a réellement été fait : vidanges, pneus, freins, batterie, capote, contrôles électroniques, géométrie, éventuels défauts corrigés.

Les points à contrôler en priorité sont les suivants :

  • fonctionnement complet de la capote, sans lenteur ni désalignement ;
  • absence d’humidité dans l’habitacle et le coffre ;
  • état des freins carbone-céramique ;
  • usure régulière des pneus ;
  • fonctionnement de la boîte à froid et à chaud ;
  • électronique de bord, navigation, écrans et commandes de console ;
  • état des cuirs, des coutures et des plastiques de commande ;
  • impacts sur bouclier avant, capot, bas de caisse et jantes.

Il faut aussi éviter une erreur de comparaison. Une Virage Volante moins chère qu’une DBS Volante n’est pas nécessairement une meilleure affaire. Elle correspond à une autre recherche. Son intérêt réside dans son équilibre et sa rareté discrète, pas dans une hiérarchie de puissance ou de prestige immédiat. Une inspection indépendante avant achat reste fortement recommandée, surtout pour un exemplaire importé ou faiblement documenté.

Pourquoi l’acheter chez Mecanicus ?

Une Aston Martin Virage Volante exige une lecture précise du modèle et du marché. Son charme vient de la nuance, mais cette nuance peut aussi masquer des écarts importants entre deux exemplaires. L’un sera une GT V12 rare, élégante, limpide dans son historique et cohérente dans sa configuration. L’autre aura seulement l’apparence d’une bonne opportunité, avec un entretien trop léger, une présentation fatiguée ou un prix mal aligné.

C’est sur ce type de voiture que l’expertise Mecanicus prend son sens. La sélection ne se limite pas à trouver une Aston Martin disponible. Elle consiste à évaluer si l’exemplaire mérite réellement d’être présenté à un acheteur exigeant : qualité du dossier, conformité de la configuration, état des éléments coûteux, lisibilité de la provenance, cohérence avec le marché et potentiel de conservation.

Mecanicus aborde la Virage Volante comme une voiture d’amateur éclairé, pas comme une simple alternative à une DB9 ou à une DBS. Cette distinction est essentielle. Le bon achat n’est pas forcément celui qui affiche le prix le plus séduisant, mais celui qui réunit les bons critères dès le départ. Sur une Aston Martin rare, la qualité initiale de l’exemplaire conditionne largement le plaisir d’usage, la sérénité d’entretien et la valeur future.

Acheter une Virage Volante chez Mecanicus, c’est donc privilégier une démarche de sélection rigoureuse. Pour une GT aussi spécifique, cette exigence n’est pas un luxe : c’est la condition pour profiter pleinement d’un cabriolet V12 Aston Martin rare, cohérent et encore sous-estimé par une partie du marché.

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